La campagne présidentielle 21012 ne passionne pas les Français et moi en particulier !!!
Le paysage français (spleen national sur fond de crise de confiance aussi bien dans l’euro que dans l’Europe) a-t-il tellement changé en quelques semaines?
L’explication habituelle de cette indifférence consiste à pointer du doigt la perte de crédit de la politique dans nos esprits . L’électeur aurait compris que la réalité du pouvoir n’était plus dans un bureau élyséen mais plutôt dans les instances européennes et surtout au sein des marchés financiers.
Comment se passionner ? Déjà que l’essentiel de la législation est communautaire, donc décidé en dehors de Paris, il faudrait être naïf pour éprouver des sentiments forts à propos de ce scrutin.
Une offre politique médiocre
On peut s’en tenir à cette analyse désespérante. Je te propose, toi lecteur que je remercie de prêter attention à ma prose du jour, de considérer cette élection non du coté de la morosité ambiante mais plutôt par le coté médiocre de l’offre politique.
Et si notre classe politique, qui a une haute opinion d’elle-même, n’était en fait guère opérationnelle, et pas très courageuse avec ça?
En écrivant cela je ne voudrai pas tomber dans le coté populiste facile de droite comme de gauche avec leurs slogans «Tous les mêmes !» (Marine Le Pen), «Qu’ils s’en aillent tous!» (Jean-Luc Mélenchon), «Tous pourris!» (en choeur). Certes, et alors? Cela rend bien compte du malaise actuel
Un problème d'offre, pas de demande
Je vous dis franchement ce que je pense vraiment de nos chers dirigeants, que nous avons élus souvent sans conviction, puis chassés sans jamais, en réalité, avoir obtenu satisfaction?
JE le fais :
Le problème politique de la France de 2012 concerne l’offre, et non la demande.
Je souhaite des dirigeants efficaces et déterminés, des hommes (ou des femmes) politiques qui anticipent et qui tranchent, surtout en période de crise des dettes souveraines et de l’euro.
Le sentiment partagé est que le pays décline qu’il perd son rang dans le monde et qu’être Français c’est être ringard etc etc etc…Et bien moi je vous dis tout le contraire et si j’affirme que nos candidats sont médiocre c’est parce que je ne suis pas un lecteur assidus de Match Closer ou Gala pour savoir s’ils sont heureux, amoureux, si leur vie de famille les comble ou pas et que sais je encore……
Le citoyen, l’électeur que je suis s’en moque éperdument.
Sauf à trop regarder certaines chaînes, le citoyen électeur que je suis ne se soucie pas de savoir si le prince a changé de favorite, ou choisi d’en afficher une nouvelle, voire de l’épouser après l’avoir emmené chez Disney. Nos princes sont souvent intelligents, certes, et très diplômés, ce qui surprend ailleurs en Europe ou aux Etats-Unis. Mais ont-ils le courage d’annoncer de mauvaises nouvelles et les mesures, désagréables, qu’ils proposent pour y remédier? Vous entendez le silence de François Hollande, dans ce domaine? Il est assourdissant. Nicolas Sarkozy, c’est encore autre chose. Il a réussi, en cinq ans, à dire à peu près tout et son contraire.
Bien malin qui s’y retrouve.
C’est peut-être le but d’ailleurs.
Pour ne parler que des deux candidats favoris des médias, François Hollande ne dit à aucun moment comment il va obtenir, auprès des marchés financiers ,qu’il affirme détester, les fonds nécessaires au simple maintien à flot du pays, plombé par sa dette. Il a l’honnêteté de reconnaître que la création d’une tranche d’imposition à 75 % sur les contribuables qui déclarent plus d’un million d’euros annuels de revenus ne rapportera pas grand chose, bref qu’elle est symbolique. Mais il ne dit pas que les lendemains de son éventuelle victoire seront amers, en tout état de cause, pour la classe moyenne.
Nicolas Sarkosy affirme qu’il a compris , qu’il a changé, qu’il ne commettra plus les mêmes erreurs etc etc etc…il se revendique même comme étant l'élu du peuple et non celui des riches...etc
Il est vrai, qu’à part Michel Rocard, et, pour remonter plus loin encore, Pierre Mendès France, ce parler vrai est une denrée rare chez celui qui brigue les suffrages du peuple souverain. François Mitterrand, qui mentait souvent, est resté nettement plus longtemps au pouvoir que Pierre Mendès France. Quant à Jacques Chirac, c’est bien simple, il n’a jamais fait, une fois vainqueur, ce qu’il avait promis de faire pendant la campagne précédente. Lui aussi est resté longtemps.
Pour les médias ce qui importe c’est l’audience
Les médias?
Ils n’ont d’autre sanction que l’audience. Ils s’emballent pour Jean-Luc Mélenchon. Par conviction? Je ne pense pas mais plutôt parce que cela fait vendre.
Ils seront les premiers à le jeter, si Mélenchon chute, comme ils ont courageusement chassé Eva Joly en meute, à cause de ses vilains sondages, et de son accent.
Même si l’intrusion du terrorisme l’a un peu réveillé, l’électeur a quelques raisons de ne pas se rendre en chantant aux rendez-vous des 22 avril et 6 mai.
Ce n’est pas de sa faute si l’offre n’est pas de grande qualité. Il peut toujours se dire au moment d’entrer dans l’isoloir que la démocratie est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres.
Il a aussi le droit de regretter qu’il ne se trouve aucun candidat qui de façon crédible, car ce ne sont pas des mots que le premier venu peut impunément prononcer, du sang, de la sueur et des larmes. Reviens, Winston!
Le choix qu’il me reste est un non choix c’est pourquoi je partage l’avis de prendre en compte le vote blanc lors des résultats, car aujourd’hui ce vote dessert plus qu’il ne sert .
Cependant le vote blanc est une expression qui signifie clairement : « une volonté de se démarquer du choix proposé par l’élection. »
A la différence de l’abstention qui consiste à ne pas participer à une élection et au vote nul qui correspond à des bulletins déchirés et ou annotés.
Or lors du dépouillement les votes blancs et nuls sont comptabilisés et sont annexés au procès verbal dressé par les responsables du bureau de vote.
Mais ils n’apparaissent pas dans le résultat officiel où ne sont mentionnés que le nombre des électeurs inscrits, le nombre de votants, les suffrages exprimés (ensemble des bulletins moins les votes blancs et nuls).
Notre classe politique ne dispose pas en ses rangs de femmes ou d’hommes qui soit capable de rassembler une majorité de Françaises et de Français autour d’un projet.
Ceux qui voteront pour F Hollande feront de l’anti Sarkozy et ceux qui voteront pour Sarkozy feront de l’anti hollande. !!!
Quel programme ?
Tel que nous sommes partis il n’y a pas de raison que cela change en 2017.
Alors oui je souhaite que notre société soit capable de nous offrir un Winston Churchill ou un Charles de Gaulle ou un grand HOMME et que je puisse re voter avec conviction .
Le Bon Sens
CJ