A la lecture de l’excellent article sur Slate.fr de Eric Le Boucher a propos du vote extrême et de la peur du déclassement décrite par le sociologue Eric MAURIN, je vous apporte une réflexion .
En fait la montée des extrêmes FN et Front de Gauche s’expliquerai par la peur d’une classe moyenne de se voir déclassée, cette peur en extrapole le sens et redouble l’ampleur.
Le sentiment d’injustice sociale de cette classe moyenne s’est renforcé avec d’un cote les riches et à l’autre bout les assistés punissant du même cout la classe moyenne.
Mais cette peur est une peur ressentie car les faits ne justifient pas cette peur.
En effet si la France a un système social extensif et couteux il fonctionne plutôt bien. La pauvreté en France est inférieure à l’Allemagne, les inégalités sont contenues, elles ne progressent que du fait de la hausse des revenus des 0.1% des plus riches.
L’Éducation si décriée par la gauche aboutit à ce que 93% des titulaires d’un diplôme supérieur ne sont pas au chômage cinq ans après l’obtention de leur diplôme alors que 47% des non diplômés sont eux au chômage.
Avoir un diplôme reste donc primordial pour trouver un emploi.
De même la France est depuis toujours un pays à rangs et à statuts sociaux.
La défense de l’emploi depuis les années 70 pour lutter contre les licenciements et le chômage a été de maintenir l’emploi des salariés mais aussi de bloquer les entrées de jeunes salariés et d’allonger la durée du chômage.
La grande erreur a été de faire des lois ,véritables barrières, qui séparent les entrants des sortants.
Nos gouvernants depuis plus de 30 ans droite et gauche protègent les protégés.
Les crises successives viennent frapper les nouveaux venus sur le marché du travail surtout les jeunes et les non diplômés ce qui expliquent en partie se vote des extrêmes.
Or le capitalisme s’est la fluidité des métiers. Car nous devons former des salariés (anciens et couteux) aux NT et à la loi de la mondialisation. Les places disponibles sont de plus en plus disputées et les jeunes sont forcés d’accepter des postes en dessous de leur qualification.
Le prochain Président aura pour obligation de redonner confiance à cette France qui a peur et cela passera par une refonte voir une suppression des statuts, des rentes et des avantages.
Les deux candidats auront ils le courage l'un comme l'autre de faire ces réformes des statuts d'une part et de redonner de la confiance à notre jeunesse d'autre part?
Si cette révolution ne se fait pas par les gouvernements futur elle risque bien de se faire dans la rue dans le futur.
Le bon sens CJ