Manuel Valls et Bernard Cazeneuve sont les principaux artisans de l’instauration et surtout de la prolongation de l’Etat d’urgence, si dangereux à manier.
Or l’un s’en va, l’autre est déplacé.
Les dangers qui menacent le pays se sont-ils adoucis au point de démobiliser les professionnels?
Bernard Le Roux, le président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, rejoignant le ministère de l’intérieur en remplacement de Bernard CAZENEUVE lequel a été appelé par le chef de l’Etat à devenir le nouveau premier ministre du quinquennat, après Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls. Tout ça parce que ce dernier a entrepris d'aller gagner les primaires du PS et de sauver la gauche et que, bien sûr, on ne peut tenir deux fers au feu, Matignon et une campagne en vue de la présidentielle de 2017. Ne pas l’avoir compris n’a pas porté chance à Jacques Chirac, en 1988, ou à Lionel Jospin, en 2002.
Le quinquennat tire à sa fin, entend-on, politiquement, il est même déjà clos, puisque François Hollande a été contraint de renoncer à briguer un second mandat. Aussi Cazeneuve n’est-il là, et donc Le Roux avec lui, que pour «expédier les affaires courantes».
Il reste pourtant cinq mois pour faire un quinquennat plein. La moitié presque de la cinquième année. Soit un dixième du temps total alloué au bien commun, à l’ombre de la République. Mais il a été décrété, par la tradition, par le chœur médiatico-politique, que l’heure n’est plus qu’à l’expédition des affaires courantes.
L’important est :
Manuel Valls, son avenir, le nôtre, après François Fillon, son avenir, le nôtre.
Le prochain mois de mai.
Les jeux et les joutes de la présidentielle.
Du sang, des larmes et de l’audience
Et tout cela ( la menace terroriste, les immigrés à gérer sur notre territoire, ALEP , les guerres au Levant etc...),s’allégerait d’un coup, serait niable, mieux: n’aurait jamais existé, parce que, de primaires en campagne présidentielle, le pays devrait se vouer au show survolté, au concours d’exhibitionnisme, qu’est devenu le temps électoral?
Il reste à souhaiter maintenant que la réalité, narquoise, ne cherche pas à se venger d’une telle nonchalance.
Le bonsens CJ