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le blog le bon sens par CJ

Mes réactions au jour le jour sur les sujets d'actualités de la société . L'Europe


Elections 2012 : Bon courage Monsieur le futur Président !!!!!!!

Publié par C J sur 2 Mars 2012, 14:05pm

Catégories : #Politique,société,vie sociale,amour, phylososphie

L’économie est au cœur du débat dans la campagne présidentielle.

C’est aussi un des critères qui va me permettre de choisir le futur Président.

Ma réflexion porte à la fois sur le bilan de la gestion des crises par le Président actuel et surtout sur le comment le futur Président va faire avec le climat économique du moment.

Je ne suis pas un expert en économie, simplement un observateur du quotidien économique à la fois comme consommateur et comme cadre dirigeant d’une PME.

Donc force est constater que la crise a joué un rôle certain dans la façon dont le bilan de Nicolas Sarkozy est jugé, même si elle ne peut tout expliquer et tout justifier.

Quel est ou quel sera le climat économique dés la prise de fonction du futur Président ?

A première vue, on est tenté de penser qu’il faut beaucoup de courage ou d’inconscience pour briguer les suffrages des Français dans le contexte présent.

Le sauvetage de la Grèce, la crainte de voir d’autres pays de la zone euro atteindre eux aussi un niveau d’endettement insupportable(Espagne, Italie, France…),la multiplication des plans de rigueur, l’alourdissement de la fiscalité, la perte de compétitivité de notre industrie, le chômage et, pour couronner le tout, un pétrole cher qui annule presque complètement la maigre hausse du pouvoir d’achat. (Reuters.com)

Demandez le programme !!!!! ils n'en n'ont pas.

 

Les candidats à la présidence se gardent bien de multiplier les promesses. 

Ils prennent des engagements sur l’objectif  visé et les moyens employés pour l’atteindre, ils évitent soigneusement de dire à quel stade de réalisation de leurs projets ils comptent être dans cinq ans.

L’important, ce n’est pas le Fouquet’s

  

De ce point de vue, les commentateurs politiques ont tort de tant insister sur le Fouquet’s ou le yacht de Bolloré ou le restaurant Laurent à Paris sur le jardin des champs Élysées pour Monsieur Hollande. Certes, c’est consternant mais l’essentiel pour moi est ailleurs.

Ce que les déçus (et j’en fais partie) ne pardonnent pas au Président sortant, c’est l’écart entre les promesses et les réalisations.

J’ai cru au «Président du pouvoir d’achat», au «travailler plus pour gagner plus», à celui qui n’augmenterait pas les impôts et ferait revenir le chômage au-dessous du seuil de 5 % de la population active et qu’il n’y aurait plus de SDF…etc etc etc…

On peut dire que la crise des subprimes et ses prolongements en Europe ont contrarié son action et que les promesses n'engagent que ceux qui les écoute.

Mais Nicolas Sarkozy était le ministre de l’économie dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin ? (Certes pendant six mois)

Peut être aurait il dû y apprendre que le niveau de la croissance économique d’un pays ne se décrète pas et qu’il dépend largement de l’environnement international ?

Un chef d’Etat ou de gouvernement a le pouvoir de prendre des mesures qui limitent les effets négatifs d’une conjoncture mondiale défavorable ou de permettre à son pays de profiter au mieux des périodes de croissance soutenue.

Ce n’est pas lui qui fait la croissance et l’emploi.

Un monde convalescent

  

Dans les pays émergents, la tendance générale est aussi à l’amélioration selon la presse économique.

Le Brésil redémarre, la Russie a plutôt surpris en 2011 avec une hausse du PIB de 4,3 %.

En Inde, le plus mauvais moment paraît avoir été vécu en Octobre 2011et le recul de l’inflation devrait permettre une détente des taux d’intérêt.

La Chine n’a pas tout à fait terminé la phase de ralentissement imposée par la nécessité de calmer le jeu dans le secteur immobilier, mais une accélération est attendue pour le deuxième semestre.Toutefois les problèmes sociaux (type lutte des classes) vont accélérer les mesures pour donner du pouvoir d'achat. 

Bref, dans un monde convalescent, 2012 s’annonce comme une année de transition, avec une croissance modeste parce qu’on est parti d’un point bas, mais avec une tendance plutôt haussière qui s’affirmera progressivement.

L’Europe n’est pas tirée d’affaire ;

Les plans de sauvetage successifs ont permis de gagner du temps, mais il n’est pas encore certain que ce temps jouera en sa faveur . De toute façon, la croissance, freinée par les plans de rigueur, restera modeste et la Commission européenne s’attend même à un recul de 0,3% du PIB de la zone euro cette année (la France étant d’ailleurs parmi les mieux placés aux côtés de l’Allemagne). 

Aux Etats-Unis, faute d’accord entre républicains et démocrates,  les déficits publics restent excessivement élevés.

Normalement, dans une année électorale (USA et Europe), tout devrait être fait pour soutenir la croissance, mais il faudra bien enfin s’attaquer au problème des finances publiquesdans les années suivantes aux Etats Unis comme en Europe.

Un redémarrage en vue ???

  

La guerre des monnaies bat son plein.

L’Europe aurait besoin d’un euro plus faiblepour ses exportations et beaucoup d’experts (Le point /bourse février 2012) prévoient un prochain affaiblissement, mais on peut voir que le Japon et les Etats-Unis feront tout pour freiner une réévaluation de leur monnaie et que la Chine compte bien garder la maîtrise de son taux de change.

Enfin, le niveau élevé des cours du pétrole pèse sur le pouvoir d’achat dans les pays consommateurs( Chine principalement) et la question Iranienne laisse toujours planer une menace de tensions encore plus fortes.

Les pessimistes avec ce constat peuvent noircir le tableau mais ce que je retiens c’est quand même une amélioration très lente de la conjoncture.

C’est, par exemple, le scénario sur lequel travaillent les économistes d’HSBC:

«Malgré le climat actuel, la tendance générale pour le commerce international est positive avec une accélération de la croissance plus rapide que prévu, attendue désormais à partir de 2014 plutôt que de 2015. Après 2014, l’économie mondiale sortira de cette période de croissance anémique et de contraction pour marquer un redémarrage des échanges en ligne avec les prévisions du PIB. »

En 2007 je me souviens...

  

En 2007, la situation globale était bien meilleure.

Mais des craquements dans la construction aux Etats-Unis et les premiers signes de problèmes sur les crédits subprimes devaient inciter à la prudence; les marchés boursiers l’avaient bien vu.

A l’évidence, les candidats de l'époque avaient ignoré ces alertes.

Aujourd’hui, les signaux qui incitent à la prudence sont tellement évidents qu’aucun candidat ne peut les ignorer.

Soyons optimiste pour nôtre beau pays !!!

A y regarder de plus près, on peut trouver des signes encourageants qui doivent faire penser aux candidats que c’est le bon moment peut être pour prendre les manettes, à la condition expresse de ne pas promettre des résultats trop rapides.

Et avec un peu de bon sens

CJ

 

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