En écoutant les réactions de la classe politique dans son ensemble, nous sommes en droit de nous demander si l’ancien ministre du budget n’a pas bénéficié de complaisance.
A écouter les commentateurs autorisés (ou non) il faudrait ramener cet épisode de la vie politique Française au simple rang d’une faillite morale individuelle.
Le premier ministre a été incapable d’éteindre l’incendie et le Président a dû prononcer le lendemain une intervention télévisée aussi solennelle qu’improvisée. Ce même Président a implicitement reconnu que cette affaire éclaboussait l’ensemble de la classe politique.
Médiapart, qui a révélé l’existence du compte en suisse de l’ancien ministre, a clairement expliqué : que c’était l’indulgence de Monsieur CAHUZAC (alors fraichement nommé ministre du budget) à l’égard de son prédécesseur Monsieur E .WOERTH qui l’avait conduit à se pencher sur son passé.
A partir de ce moment précis on peut s’interroger sur la complicité de ce monde Politique et médiatique qui pensent avoir suffisamment de pouvoir pour ce considérer au dessus de la morale commune et s’estime suffisamment puissante pour échapper aux sanctions.
Cet ensemble disparate de solidarités de caste plus ou moins conscientes favorise un sentiment d’impunité chez les puissants.
En France, aujourd’hui, le réflexe de tous (Politiques, commentateurs de tous bords etc.) de maudire la presse et les juges lorsqu’une affaire éclate, demeure trop répandu et c’est, cette mentalité, qui doit changer rapidement.
Ces gens là ce sont approprié le pouvoir pour la puissance qu’il représente à leurs yeux, ils sont maintenant (commentateurs politiques, acteurs politiques) incommodés par ceux qui révèlent ces sombres agissements et les scandales qui en découlent.
Moi, nous, sommes plus incommodés par ces scandales eux-mêmes et c’est c et état d’esprit qui doit changer.
Car enfin de compte nous sommes aussi complaisants car nous avons voté pour eux, en ce sens nous devons individuellement réfléchir aussi à changer nos comportements individuels et à prendre nos responsabilités.
A mon sens ce n’est ni de la démagogie ni donneur de leçon que de considérer que notre société évolue en fonction de ce que nous souhaitons individuellement au moment ou nous avons la possibilité de réellement choisir les Femmes et les Hommes qui nous gouvernent.
C’est notre état d’esprit aussi qui doit changer.
CJ Lebonsens