Les modifications qui sont apportées à la réforme de 2010 ne proposent pas un changement des règles.
Ces quelques ajustements sur les retraites ont des ambitions limitées, ciblées,et surtout pas le projet de bouleverser le système.
- 1 S’agissant de la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein, l’augmentation progressive à 43 années à l'horizon 2035 n'est pas une nouveauté.
- 2 Le processus d’une augmentation progressive fait partie du système depuis la réforme Fillon de 2003.
C’est au nom de cette logique que la durée de cotisation, alors de 160 trimestres, avait été portée à 164 trimestres.En août 2011 un nouvel allongement de la durée de cotisation, à 166 trimestres (41,5 années) pour les générations nées à partir de 1955, fut décidé.
- 3 En prévoyant le passage progressif à 43 ans dans un peu plus d’une vingtaine d’années, le gouvernement Ayrault applique une logique déjà en œuvre depuis dix ans
Il faut remarquer que plus on allonge la durée de cotisation, plus s’éloigne la possibilité de toucher une retraite à taux plein à 62 ans, surtout avec avec une entrée de plus en plus tardive des jeunes sur le marché du travail.
Ainsi l'age du départ à la retraite à 62 ans devient-il de plus en plus virtuel, déconnecté de la réalité.
- 4 Encore des hausses de cotisations .
Les salariés seront mis à contribution, ainsi que les employeurs, dans les mêmes proportions
En conclusion le manque de courage de gauche comme de droite demeure puisque rien ne change concernant les 35 régimes de retraites qui reflètent une réelle injustice entre les citoyens.
Ces nouveaux aménagements ne permettront pas de faire l'économie d'une vraie réforme d'’autant qu’ils ne garantissent pas non plus que le système soit, dans la durée, sainement financé.
Le chantier reste à ouvrir.
CJ Le bon sens